Fiction du monde


De la presse mondaine à Marcel Proust

Guillaume Pinson

372 pages • juin 2008

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Ce livre veut répondre à deux questions : « Que sait le roman de la mondanité ? » et « Que sait la mondanité du roman ? », cela à la fin du XIXe et au début du XXe siècle en France. La réponse passe par le croisement de deux ensembles de textes. Le premier est un corpus romanesque : on y rencontre Paul Bourget, Edmond de Goncourt, Maupassant, Romain Rolland, Colette, Gide, beaucoup d’autres. Le second est un corpus médiatique : la presse mondaine parisienne et provinciale, du grand quotidien à la petite feuille, qui parle de mode, de sport, de villégiature, de vedettariat, qui regorge de potins et d’échos, qui multiplie les portraits, qui expose le Grand monde au regard de tout un chacun.

Cette rencontre peut paraître inattendue : les études littéraires ont souvent tendance à regarder de haut le discours médiatique, réputé éphémère, léger, anecdotique. Fiction du monde montre au contraire qu’il est indispensable de prendre ce discours au sérieux si l’on veut comprendre comment, au tournant des années 1900, on passe d’une culture de classe à une culture de masse, d’une sociabilité de la proximité à une sociabilité de la distance.

Ce passage, on ne le saisit jamais mieux que dans À la recherche du temps perdu. Le cycle romanesque de Proust est le chant du cygne d’une culture et l’incarnation d’une autre, inouïe celle-là. Elle est toujours la nôtre.

Guillaume Pinson est professeur au Département des littératures de l’Université Laval (Québec). Il a publié des articles dans Études françaises, Tangence, French Studies, French Forum et d’autres revues. Fiction du monde est son premier livre.

Prix de l'Association canadienne d'études francophones du XIXe siècle (ACÉF XIX), 2010
Finaliste, prix Victor-Barbeau de l’Académie des lettres du Québec, 2009

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ISBN 9782760620780
34,95 $ • 31 €



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